samedi 17 octobre 2009

Manifestation : Des milliers de personnes défilent à Paris pour les droits des femmes


«Dans le monde professionnel notamment, le plafond de verre est toujours une réalité, même si des femmes y ont pris leur place», a estimé Mme Surduts.
«Seuls 34% des cadres sont des femmes, et encore jusqu'à un certain niveau hiérarchique, et en moyenne les salaires sont inférieurs de 26% à poste égal», a-t-elle ajouté.
Les manifestants, surtout des femmes, étaient venus d'Ile-de-France mais aussi des régions, avec notamment des associations de Nantes ou Pau.
L'association Femmes solidaires, qui revendique 10.000 membres en France, composait un des gros contingents du cortège.
«La liberté de décider, on s'est battues pour l'avoir, on se battra pour la garder»,
chantaient ses membres arborant des ballons roses et des pancartes colorées en forme de losange reprenant les six thèmes de la journée: autonomie, égalité, dignité, solidarité, laïcité et liberté.
Selon Mina Delleda de Femmes solidaires, «il faut être extrêmement vigilant pour ne pas revenir en arrière, notamment au niveau des plannings familiaux qui font un gros travail sur l'accès à la contraception, à l'avortement et dont le financement a été menacé».
Pour cette psychologue travaillant avec des sans-abri à Paris, «les hommes ont leur représentation du pouvoir et ils la reproduisent, parfois inconsciemment, du coup la parité ne va jamais de soi».
Un peu plus loin, une banderole violette affiche «Collectif 44 Vigilance féministe» avec une délégation venue de Nantes. «Les femmes sont en première ligne d'une grave crise qui est synonyme pour elles de retour en arrière: plus de 80% des pauvres sont des femmes», souligne Michèle Frangeul, présidente du centre Simone de Beauvoir à Nantes.
Comme beaucoup d'autres manifestantes interrogées par l'AFP, cette militante s'inquiète du droit d'accès à l'avortement du fait de la fermeture de certaines structures le pratiquant. «Trois centres ont été fermés cette année en région parisienne, dont le dernier il y a quelques jours à l'hôpital Tenon à Paris (XXe)», déplore Maya Surduts appelant à «stopper ce mouvement de régression».
Plusieurs leaders politiques et syndicalistes s'étaient joints au cortège dont Martine Aubry (PS), Marie-George Buffet (PCF), Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), Olivier Besancenot (NPA), Bernard Thibault (CGT) et Gérard Aschieri (FSU).
«Parmi les discriminations dont sont victimes les femmes, ce qui se passe au travail est particulièrement important», a déclaré à l'AFP Bernard Thibault en évoquant 25 à 30% d'écart de rémunération pour les mêmes postes«.

jeudi 15 octobre 2009

MANIFESTATION EN MEMOIRE DU MASSACRE DU 17 OCTOBRE 1961


Manifestons pour :
• exiger de l'État français de reconnaître officiellement sa responsabilité dans les massacres liés à la colonisation, et d'ouvrir les archives de la Guerre d'Algérie et de la colonisation aux chercheurs français et étrangers, sans restrictions ni exclusives;
• protester contre les complaisances vis à vis de l'OAS et des nostalgiques de l'ordre colonial;
• protester contre le ministère de l'immigration et de l'identité nationale, honte de la République Française ;
• réclamer l'abrogation de la directive « retour », ou « directive de la honte », adoptée par le parlement européen et qui bafoue les droits humains les plus élémentaires ;
• Affirmer le droit des migrants à vivre en France dans la dignité et sans subir de discriminations.

Appel soutenu par
Algérie au Cœur Isère, Cercle Bernard Lazare, CIIP, Collectif de Soutien aux réfugiés algériens, Comité traite négrière / esclavage , LDH Isère, Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté , Mouvement de la Paix, NIL Isère, FSU 38, Solidaires 38, UD-CGT 38, ADES, Les Alternatifs Isère, PAG38, Fédération du PCF 38, PCOF, PRCF & JRF, Les Verts Isère,

Des associations de nostalgiques de l'Algérie Française prétendent rendre hommage aux tueurs de l'OAS en les faisant passer pour des résistants. C'est intolérable !
S'il y eut des résistants parmi les Français et Européens d'Algérie, ils sont du côté de ces femmes et hommes qui se dressèrent contre les tenants de l'ordre colonial et menèrent le combat aux côtés des Algériens. Ils portent les noms de Fernand Yveton, Maurice Audin, Alban Liechti, Henri Alleg, Madeleine Rébérioux, Simon Blumental, Francis Jeanson, ... En aucun cas, ils ne se trouvent parmi les membres de l'OAS qui tentèrent par le crime de s'opposer à la volonté des peuples français et algérien de conclure une paix juste, respectueuse des droits des peuples.
Malheureusement certains élus, oublieux du passé ou complices, laissent ces mêmes nostalgiques rendre leur hommage sur des lieux publics, y compris devant la flamme du soldat inconnu à l'Arc de Triomphe !
Cette glorification d'un des pires moments du passé s'accompagne d'une politique de plus en plus dure et inhumaine de l'État français vis à vis des immigrés, spécialement les travailleurs sans-papiers. Ils sont ramenés à leur valeur de force de travail, sans droits, soumis à l'arbitraire et à la répression, aux contrôles incessants.
En 2009 comme en 1961, ils doivent se battre contre le mépris, pour la dignité et l'égalité.

dimanche 11 octobre 2009

DECLARATION DU 5/10 DU COMITE NATIONAL CONTRE LA PRIVATISATION DE LA POSTE


• Cette initiative inédite, à l’échelle du pays, témoigne de l’attachement profond de la population au service public de la Poste qui au-delà de son rôle économique joue un rôle de lien social indispensable et irremplaçable.
• Le comité national remercie les 2 millions de votants et tient à saluer les milliers de bénévoles qui se sont mobilisés pour assurer l’immense succès de cette votation. Ils ont réalisé quelque chose d’incroyable.
• Ce succès est aussi le résultat de l’unité des 62 organisations syndicales, politiques et associatives. Ce rassemblement historique réalisé autour de la défense du service public a démontré sa force et sa légitimité.
• Cette unité au sein du comité national et des comités locaux doit se poursuivre. La mobilisation conjuguée des postiers, des usagers et des élus conditionne la mise en échec du projet gouvernemental.
• Le président de la République et son gouvernement doivent entendre ce verdict sans appel et renoncer définitivement à cette loi.
• La Poste appartient à toutes et à tous, aucune modification du statut de la poste ne peut se faire sans l’organisation d’un référendum.
• Forte de ce succès, la mobilisation se poursuit pour l’organisation d’un véritable débat public pour l’amélioration et le développement du service public.
• Le comité national appelle les comités locaux à :
• rencontrer immédiatement les sénateurs et les députés de leur département et circonscription pour exiger du gouvernement le retrait du projet de loi,
• prendre des initiatives en direction des préfectures pour communiquer les résultats de la votation.
• Le comité national demande à être reçu par le Président de la République ainsi que par les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale.
• Le comité national met immédiatement en débat dans les comités locaux avec la population les suites à donner à la votation : forum citoyen, journée nationale de manifestations, nouvelle votation et il fera connaître dans les jours qui viennent les initiatives nationales qu’il compte prendre contre la privatisation et pour la défense du service public.
• Paris le 5 octobre 2009